Toutes les questions à se poser quand on installe des écrans en point de vente
L’affichage dynamique est une solution maîtrisée par de nombreuses enseignes, néanmoins le sujet reste piégeux. On peut acquérir de très bons écrans et obtenir un résultat moyen, simplement parce que la stratégie, les usages et l’exploitation n’ont pas été cadrés dès le départ.
L’idée de cette FAQ sur l’affichage dynamique est simple. Répondre aux questions les plus fréquentes que se posent les enseignes, d’abord avant d’investir, puis une fois les écrans déjà en place.
Cette séparation est pertinente, parce que les enjeux ne sont pas les mêmes : convaincre en interne et choisir une solution d’affichage dynamique d’un côté, délivrer de la performance et de la satisfaction au quotidien de l’autre.
Partie 1 — Avant d’investir
Pourquoi se lancer dans l’affichage dynamique, et comment bien choisir ?
À quoi sert vraiment l’affichage dynamique en point de vente ?
L’affichage dynamique sert à piloter le magasin comme un média, au même titre que le merchandising ou la musique. Concrètement, il permet d’informer, de guider, de rassurer et de déclencher l’achat au bon endroit et au bon moment.
Un écran peut réduire la charge sur les équipes (réponses aux questions récurrentes, services, horaires, gestion du click and collect), augmenter l’attention sur une catégorie (nouveautés, best-sellers, bundles), et renforcer l’image de marque (codes visuels, ton, mise en scène). L’intérêt n’est pas d’avoir des écrans, c’est d’orchestrer l’expérience grâce à l’affichage dynamique.
Comment justifier le ROI d’un projet d’affichage dynamique ?
Le ROI de l’affichage dynamique se justifie rarement avec un seul indicateur. On raisonne plutôt en combinaison. Par exemple, l’impact sur les ventes de produits mis en avant, l’amélioration du taux de conversion, la hausse du panier moyen via cross-sell. Également, le gain de temps opérationnel, la diminution des impressions papier et des coûts de production.
Le bon réflexe consiste à définir dès le départ ce que vous cherchez à améliorer, puis à instrumenter des tests simples : un panel de magasins équipés, un panel témoin, et une mesure avant/après sur des KPI réalistes.
Quels types d’écrans choisir pour de l’affichage dynamique ?
La réponse dépend de l’usage, pas l’inverse. Pour une vitrine, la luminosité et la lisibilité en plein jour deviennent prioritaires. Pour une allée centrale, on privilégie l’angle de vision et la taille.
Dans le cas d’une tête de gondole, la robustesse, la simplicité de maintenance et la capacité à tenir un contenu court, répété, très lisible sont plus importantes que la résolution.
Il faut aussi distinguer écran professionnel et écran grand public : l’usage intensif, la ventilation, la durée de fonctionnement quotidienne et la garantie ne racontent pas la même histoire. L’affichage dynamique, c’est un projet retail ; il doit tolérer la vraie vie d’un magasin.
C’est la raison pour laquelle vous ne verrez (presque) jamais d’écran tout public pour un usage professionnel.
Quelle est la différence entre un écran, un player et une solution d’affichage dynamique ?
Un écran affiche, tout simplement. Le player est le boîtier, ou une version dématérialisée directement intégré à l’écran, qui lit et diffuse le contenu sur l’écran.
La solution d’affichage dynamique, elle, est la couche de pilotage : l’intégration des médias, la programmation, la diffusion multi-sites, la supervision, les preuves de diffusion etc.
Beaucoup d’enseignes sous-estiment cette partie logicielle, alors que c’est elle qui décide si l’affichage dynamique sera vivant ou si les écrans finiront figés sur une boucle oubliée.
Cloud ou on-premise : que privilégier pour l’affichage dynamique ?
Dans la majorité des cas, le cloud simplifie la vie. Il assure un déploiement plus rapide, des mises à jour centralisées, des accès multi-utilisateurs, une supervision à distance.
L’on-premise peut avoir du sens pour des contraintes IT spécifiques, des environnements très verrouillés, ou des exigences particulières de souveraineté. Si la mise à jour d’un contenu dépend d’un ticket IT, l’affichage dynamique perd son intérêt. Il faut une gouvernance qui autorise la réactivité tout en restant sécurisée.
Faut-il connecter l’affichage dynamique à nos outils (PIM, ERP, stocks, promo) ?
Si votre objectif est de diffuser des campagnes de marque ponctuelles, ce n’est pas obligatoire. En revanche, dès que vous voulez industrialiser l’usage, les connexions deviennent un levier majeur : prix et promos à jour, disponibilité produit, recommandations selon les stocks, messages contextualisés.
L’affichage dynamique devient alors un canal opérationnel, et pas seulement un support image.
Quel budget prévoir, et où se cachent les coûts ?
Un budget d’affichage dynamique se compose généralement de l’équipement (les écrans, les players) de l’installation, de la solution logicielle, et de l’exploitation (contenus, animation commerciale, supervision).
Les coûts cachés sont souvent la création de contenu et l’organisation en interne : qui produit, qui valide, qui programme, qui mesure. Si vous n’anticipez pas ce point, vous risquez de payer surtout pour afficher…pas grand chose.
Partie 2 — Une fois équipé
Comment tirer parti de l’affichage dynamique ?
Quels contenus fonctionnent le mieux en affichage dynamique ?
Ceux qui sont pensés pour être compris en quelques secondes. En magasin, l’attention est fragmentée, la distance varie, la lumière change. Un bon contenu d’affichage dynamique est lisible, hiérarchisé, et ancré dans un bénéfice clair : une info utile, une preuve, un avantage, une action.
Les vidéos trop publicitaires peuvent être belles mais inefficaces si elles ne servent pas le parcours. Cela peut tout à fait être l’objectif, aucun problème là-dessus, simplement son intérêt sera limité. À l’inverse, un message simple et bien placé peut faire gagner beaucoup : guider vers un service, rassurer sur une disponibilité, déclencher une découverte.
À quelle fréquence faut-il renouveler les contenus d’affichage dynamique ?
Il n’y a pas de règle unique, mais il y a une logique : plus l’emplacement est exposé à des clients récurrents, plus le renouvellement doit être fréquent pour éviter l’effet décor.
Pour une vitrine ou une entrée, vous pouvez caler le rythme sur vos temps forts commerciaux. Pour des écrans d’information en caisse par exemple, vous mettez à jour quand l’information change, mais vous pouvez varier la forme pour maintenir l’attention. Le meilleur indicateur est interne : si vos équipes ne regardent plus l’écran, vos clients non plus.
Comment organiser le media planning d’affichage dynamique sur un réseau multi-magasins ?
Le media planning d’affichage dynamique repose sur un équilibre entre central et local. Le central garantit la cohérence de marque, la conformité, et les campagnes nationales. Le local apporte la pertinence : événements, stocks, spécificités de zone, services, animations.
L’idéal est de prévoir des espaces de programmation : une part nationale, une part régionale, une part magasin, avec des règles simples et des gabarits. Plus c’est compliqué, moins ce sera utilisé. Une bonne solution d’affichage dynamique doit permettre ces niveaux de droits sans transformer la programmation en usine à gaz.
Comment éviter que les écrans tombent en panne ou diffusent du “no signal” ?
Le sujet est autant technique que organisationnel. Côté technique, il faut de la supervision : savoir si un écran est allumé, si le player répond, si le contenu se met à jour, si la connexion est stable.
Côté organisation, il faut un process clair : qui reçoit l’alerte, qui intervient, sous quel délai, et avec quel niveau de diagnostic à distance. Le pire scénario en affichage dynamique, c’est le lorsque personne n’a remarqué que ça ne marchait plus – son emplacement était si mauvais que ça ?. Une supervision simple, plus des alertes, change complètement la fiabilité perçue du dispositif.
L’affichage dynamique peut-il générer de nouveaux revenus ?
Oui, selon votre activité. Si vous avez un réseau significatif, des emplacements premium (entrée, caisse, vitrines), et une capacité à mesurer la diffusion, l’affichage dynamique peut devenir un support monétisable auprès de marques distribuées.
Cela suppose une gouvernance publicitaire, des formats, une politique de partage, et une qualité d’exécution irréprochable. La clé est de ne pas dégrader l’expérience magasin : trop de publicité tue l’attention, et la confiance. Un modèle équilibré consiste à mixer contenus enseigne et contenus partenaires, avec une vraie cohérence éditoriale. Cet article sur le sujet peut vous intéresser.
Quelles sont les bonnes pratiques de conformité pour l’affichage dynamique ?
L’affichage écran touche souvent au SI : réseau, accès, comptes utilisateurs, parfois données produits ou prix. Il faut donc traiter le sujet comme un projet IT/retail commun : gestion des droits, mots de passe et comptes, segmentation réseau si nécessaire, procédures de mise à jour.
Si vous utilisez des contenus liés à des données, vous devez aussi vous assurer de la fiabilité des sources et de la bonne synchronisation pour éviter des incohérences en magasin. L’affichage dynamique doit être réactif, mais jamais hors de contrôle.
Comment mesurer l’efficacité d’un dispositif d’affichage dynamique ?
On revient à l’intention initiale. Si votre objectif est commercial, mesurez l’effet sur les ventes des produits poussés, par période et par zone, en le comparant à des périodes antérieures.
Pour un objectif opérationnel, mesurez le gain de temps en équipe, la baisse de demandes répétitives, ou la réduction d’impression papier.
Si votre objectif est expérience, vous pouvez mesurer la mémorisation, la perception, ou la compréhension d’un service via des enquêtes. L’affichage n’a pas besoin d’être mesuré comme du digital pur, mais il doit être piloté, sinon il devient décoratif.
Conclusion
Un projet d’affichage réussi est une histoire d’écrans certes, mais c’est surtout une histoire d’usages, de contenus et de pilotage.
Avant d’investir, clarifiez ce que vous voulez améliorer et choisissez une solution d’affichage dynamique qui facilite l’exploitation au quotidien.
Une fois équipé, structurez votre mediaplanning, industrialisez la production de contenus, et mettez en place une supervision qui évite les écrans muets. À partir de là, l’affichage dynamique devient un levier concret de performance et d’expérience, pas un simple gadget technologique onéreux.
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